17.05.2012
Homophobie, Homophilie, entre les deux : le néant
Allez, un petit coup de gueule, ça faisait longtemps tiens.
Nous sommes le 17 mai, et le 17 mai, c'est la journée internationale de luttre contre l'homophobie. Bon, déjà, ça part mal, je ne supporte pas ces "journées". Dans le genre, vous avez, bien entendu, cette saloperie de journée de la femme qui me fait grincer des dents chaque année.
Et chaque année, c'est le meme rituel, sur les réseaux sociaux les gens s'excitent sur le bouton "partager", vous rappelant que l'homophobie, c'est mal, que l'homosexualité, c'est cool et coloré. Bref.
Perso, je considère que ce qui se passe dans un pieu (ou dans un ascenseur, dans un parking, derrière un buisson, dans la forêt ou je ne sais où encore, votre choix les gars), ça relève de la sphère privée. Je ne résume pas les gens à leur sexualité parce que je me fou cordialement de leurs préférences sexuelles. Alors je vis assez mal de me prendre leur dîte sexualité dans la figure à chaque "occasion". Etre fier de ce qu'on est, entendons nous bien, c'est super, par contre, à un moment faut arrêter de le hurler dans un mégaphone.
Et dans l'idée, forcément, il y a une manifestation qui a tendance à me filer des plaques d'eczéma, c'est la Gay Pride. Sans déconner, est ce que c'est nécessaire ce genre de foutaises? Foutre des homos sur des chars sur fond de musique techno avec des plumes et des strings en cuir, ça fait avancer la cause homo? Non, je sais pas, je demande juste.

Et si on faisait une Hétéro Pride? Oui, nous tous hétéro, sortons nous frotter les uns contre les autres dans la rue, en soutifs, strings, boxers ou à poil tiens, pour montrer à quel point nous sommes fiérots d'être hétérosexuels!
Déjà, je me met à la place des homosexuels caméléons, ceux qui hésitent à parler de leur homosexualité de peur de passer pour des "folles", ceux qui ne demandent rien de plus que de vivre peinards à l'abris des regards, ceux qui en ont marre qu'on s'imagine forcément que les homos passent leur vie à forniquer en tenues sado-maso.
Puis, tiens, dans la foulée je me met à la place des homophobes, ceux qui détestent les homos, et particulièrement ceux qui se travestissent, font des manières, appellent tout le monde 'mon chou' et qui pensent que les homo sont la décadence d'une société axée sur la pornographie permanente.
Bah, je me dis que, dans un cas comme dans l'autre, ce genre de manif, ça fait pas avancer la sauce.

Alors bon, bien entendu, le fait que ce genre de comédie vulgaire et érotique (voir pornographique) puisse être vue par des gamins, tout le monde s'en fou, le fait que des citoyens qui ont un tout petit peu de pudeur n'acceptent pas de se prendre la sexualité de 50.000 personnes (ayant en plus le culot de se revendiquer comme représentative de la communauté gay) en pleine figure quand ils sortent de chez eux ce jour là, idem, tout le monde s'en fou.


Voilà la conclusion que je tire quand je regarde la gay pride, voilà l'idée que je me fais et que je suis en droit de me faire quand j'observe ces gesticulations cocaïnées qui se disent être "la communauté gay" :
Un homosexuel est un mec musclé (ou une tata) qui aime se ballader en boxer ou en strings en cuir avec un collier à pique autour du cou, des pinces sur les tétons, qui écoute exclusivement de la techno et semble particulièrement porté sur le sexe.



Un travesti ou un transgenre est un personnage avec un kiki et une paire de nichons siliconés qui sort de chez lui habillé comme la dernière des pouffiasses

Et puis je dois aussi en conclure que la communauté homosexuelle méprise tellement les femmes qu'à chaque fois qu'elle veut leur ressembler, c'est en se déguisant comme pour le carnaval et en adoptant le comportement de dindes épileptiques vulgaires, le genre des nanas qu'on a envie de poliement gifler quand on en croise une.


Clichés? A fond. Pourtant, c'est exactement ce que m'évoque 10minutes de visionnage d'une manif de la Gay Pride.
En fait, je ne saisi pas ce besoin de se transformer en cliché ambulant pour "sortir du placard", se donner de la visiblité. Je ne comprends pas comment on peut dire lutter contre l'homophobie en véhiculant ce genre d'images vulgaires voir écoeurantes pour certaines. Comment peut on penser une seule seconde que c'est réellement quelque chose de positif pour l'image qu'ont les gens de l'homosexualité et des homosexuels? Ca revient à dire, selon moi, que pour lutter contre les clichés sexistes envers les femmes, celles ci devraient se comporter en petite oiselles vénales, fourbes, manipulatrices, pleureuses et fragiles qui couinent quand elles se pètent un ongle. Non, clairement, il y a quelque chose qui cloche dans le procédé...
Alors, par pitié, un peu de nuance, et un peu de décence...

20:02 Écrit par Freyja dans Coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Trackbacks (0) | Tags : gay, pride, homosexualité, homophobie, homophilie, hétérosexualité, journée, internationale |
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